\a.vaʁ\, \a.vaʁ\, [a.vaʁ]
OrigineDu latin avarus (« avide »). Le sens latin fut gardé jusqu’au XVIIIᵉ siècle en sus de « qui aime entasser l’argent. » (XIIᵉ siècle) aver en ancien français, de avere « désirer vivement ».
- Qui a un désir excessif d’accumuler.
“Ma femme […] m’invectivait, réclamant toujours quelque argent, que je ne pouvais lui donner. Et elle me traitait d’avare, de grippe-sous, de sans-cœur.”
“Et quand il n’y aurait qu’un vers heureux à se voler à soi-même, il ne faut rien négliger : les vieillards sont un peu avares.”
“Il ne faut ni vigueur, ni jeunesse, ni santé pour être avare.”
- figurativelyQui ne donne pas facilement une chose, qui en est très économe.
“Quoi que le sort te donne, il t’est encore avare,
S’il pèse ton mérite et mon affection.”
“En vain vous espérez qu’un dieu vous le renvoie ; Et l’avare Enquérons ne lâche pas sa proie. Ainsi il continue le mouvement.”
“C’était un voyage qu’une petite troupe eût eu assez de peine à faire quand même elle n’eût point eu d’attirail, car il y a grande disette d’eau par toute cette contrée, et le ciel lui en est aussi ava”
- Qui n’accorde pas, qui ne prodigue pas.
“Il est avare de son temps.”
“Marius de leur sang eût été moins avare ; Sylla les eût punis.”
“Je me plains seulement de ce pays barbare
Qui de six pieds de terre à son prince est avare.”
- Personne avare.
“C’est un avare.”
“Une vieille avare.”
“Je n’ai pu rien tirer de cet avare.”
Formesavares(plural, masculine, feminine)