\ɛɡʁ\, \ɛɡʁ\, [ɛɡʁ]
OriginAu sens figuré. (XIIᵉ siècle) Au sens de « qui a une saveur piquante, désagréable ». Du latin acer et du latin populaire acrus, de même sens, signifiant « pointu, aigu ».
- Qui a une saveur acide et amère provoquant un sentiment désagréable.
“La saveur aigre peut être liée aux acides lactique, acétique ou succinique.”
- figurativelySe dit d’un propos désagréable, acerbe.
“Elle a eu, envers lui, d’aigres paroles.”
- Se dit également d’un caractère ou de la personne elle-même.
“Votre adversaire est l’esprit le plus aigre que je connaisse.”
- broadlySe dit aussi, d’autres sensations désagréables, perçantes.
“Toute la journée, un vent aigre a soufflé de l’Ouest ; le ciel est resté bas et triste, et j’ai vu passer des vols de corbeaux.”
“Ce matin-là, dans le petit jour d’un hiver pluvieux, cinglé d’une bise aigre, à Chartres, Durtal, frissonnant, mal à l’aise, quitta la terrasse, se réfugia dans des allées mieux abritées.”
“La voix aigre de Thérèse me vrille les tympans”
- Désigne des couleurs qui ne sont pas liées par des passages qui les accordent.
- obsoleteMétaux qui ne sont pas ductiles et malléables, qui se désagrègent lorsqu’on les déforme.
“Ce fer est si aigre qu’on ne pourra pas le forger.”
“[…] les branches à fruit ou brindilles, au lieu de plier & de se rompre par éclat, se cassent net comme le verre ou comme le fer aigre.”
- Désigne des planches dures et qui se laissent difficilement tailler par les outils ; de même, les outils sont aigres quand ils sont trempés trop dur.
- Saveur piquante, amère et acide.
“Ce vin est en train de tourner à l’aigre.”
- Commune française, située dans le département de la Charente.
Formsaigres(plural, masculine, feminine) · aigres(plural)