\a.pa\
OriginD’appast. Déverbal de appâter, du latin pastus « nourriture ». Pour certains auteurs le mot est une variante orthographique d’appât (forme standard). Pour d’autres, le mot est une variante au pluriel (Archaïque, orthographe d’avant 1835) d’appâts ayant des emplois spécialisés.
- Pâture que l’on met soit à des pièges, pour attirer des quadrupèdes ou des oiseaux, soit à des hameçons, pour pêcher des poissons.
“Cette remarque a pu donner l’idée d'attacher l’appas au bout d’une corde ; & le poisson l’ayant avalé goulument avec une partie de la corde, on est parvenu en la tirant à soi à en amener quelques-uns ”
- figurativelyProcédé destiné à tromper, séduire, attirer.
“Que ces Provinces ne fussent bientôt épuisées de bled par les enlevemens continuels que l’appas du gain en feroit faire pour le reste du Royaume , & qu’en prévenant la disette dans les autres Province”
“Nous verrons plus bas que quand ces désirs mesme sont accomplis soit dans soit extérieurement, soit intérieurement, l’Apôtre les met au rang des œuvres de la chair, aussi bien que les passions qui se ”
- figurativelyCaractéristique d’une personne qui suscite une attirance sexuelle.
“Ces caprices honteux et ces chimères vaines
Ne sauroient ébranler des cervelles bien saines,
Et quiconque a su prendre une fille d’honneur
N’a point à redouter l’appas d’un suborneur”
“Mr Pince, à sa femme :
Ah ! Grands Dieux !
Puis-je le croire?
Blaise a pour toi des appas.
Tu désires mon trépas ?”
“Vous croyez donc , mon Frere, avoir beaucoup d’appas ?”