\otʁ\, [oːtʁ], [ˈɔ.tʁə], [oːtʁ]
OriginDu latin alter (« autre, autrui, contraire ») via l’ancien français altre.
- Du même type mais dont l’identité est différente de ce dont on vient de parler.
“Les sociétaires soumis à l’assurance obligatoire auront à supporter deux tiers du montant des cotisations, l’autre tiers est à la charge du patron.”
- Supérieur en mérite, plus important, de plus grande conséquence.
“Certes des initiatives se développent — […] — mais elles nécessitent encore des réseaux autres que ceux du bouche à oreille des passionnés de l’électro.”
“L’homme que vous me citez est habile, mais celui dont je vous parle est un bien autre homme.”
“Ce vin de Mâcon est bon, mais celui dont je vous parle est bien d’autre vin, est un tout autre vin.”
- figurativelySecond, pour exprimer la ressemblance, l’égalité, la conformité qu’il y a entre deux personnes ou entre deux choses.
“C’est un autre Alexandre, un autre César.”
“Il le regarde comme un autre lui-même.”
“Cette ville est un autre Paris.”
- Personne différente de la personne qui parle, autrui.
“Le chef de bande fumait une cigarette […]. Les autres sniffaient de la colle à l’ombre des carcasses de frigo.”
“S'il est responsable d'un journal, d'une émission culturelle, il censurera très normalement tout autre qui peut le contrarier. Il sera prêt à tout donner à l’autre, à tout autre, sauf à donner à cet a”
“Le pouvoir de ce génie a des bornes, […]; mais son zèle n'en a point, et on lui en sait gré : car où trouver quelque chose de comparable aux soins de cet agent bienveillant […] ? quel autre serait aus”
- S’emploie également par opposition à un ou une pour distinguer deux êtres ou deux choses ou bien encore deux groupes d’êtres ou de choses déterminés ou indéterminés.
“Bien, bien, ma cousine ! il y a deux façons de me servir : l’une en exterminant mes ennemis, l’autre en secourant mes amis.”
- Toute personne appartenant à une culture différente.
“[…] le nationalisme canadien serait ouvert sur le monde, accueillant à la diversité culturelle et moderne, alors qu’au contraire le nationalisme québécois carburerait à la peur de l’autre, se nourriss”
“Peut-on accueillir l’« autre » si on ne sait qui on est, où on est et comment on est devenu ce qu’on est ? On accueille quelqu’un quelque part, dans une situation sociale, politique, économique, histo”
Formsautres(plural, masculine, feminine)