\be.tɛl\
OriginDu portugais bétele. Première attestation sous la forme beteille et le sens de « masticatoire tonique et astringent composé essentiellement de feuilles d'une espèce de poivrier » : Tout le iour aussi bien les hommes comme les femmes mangent d'une fueille qui s'appelle Beteille, laquelle faict la bouche vermeille et les dens noires — (M. du Redouer, S'ensuyt le Nouveau monde et nauigations…, 1515) ; Il y a aussi [à Calicut] de toutes senteurs, et mille sortes de Simples, tels que sont Rheubarbe, l'Agaric, le Storax, Myrrhe, Aloës, fueille Indique, qu'ils nomment Betel, et choses pareilles — (A. Thevet, La Cosmographie universelle, 1575).
- Piper betle, Poivrier grimpant que l’on cultive en Inde et dont on mastique les feuilles.
“Ils mangent du bétel et du piment mêlé avec de la chaux, qui leur sert aussi à poudrer leur barbe et leurs cheveux.”
“Immortalisées par Lin-Cheng Sheng dans le film De toutes beautés (Ours d’ argent au festival de Berlin en 2001), les vendeuses de binlang — noix d’arec enveloppées dans des feuilles de bétel dont l’ef”
- Substance utilisée comme tonique et astringent dans les régions tropicales de l'Asie, et qui est composée de plusieurs espèces de poivres, de feuilles de tabac, de chaux vive et de la noix d’arec.
“En arrivant à terre, le chef débarqua et conduisit Burshart au roi de l’île, qui était assis à l’ombre de quelques cocotiers, mâchant du bétel.”
“Les crachats d'un chiqueur de bétel ! Et les Hindous ne se privent pas de cette drogue qui donne à la salive cette belle teinte écarlate !”
“Je […] regagnai le bord ; Matteo m'y attendait, le front soucieux, mâchant sans discontinuer sa chique amère où je le soupçonnais d'avoir mis pas mal de bétel, suivant la mode indigène.”
Formsbétels(plural)