\kɔʁ.ny\
OriginDu latin cornutus, de cornu (« corne »).
- Qui a des cornes.
“Les diables cornus.”
“Un animal cornu blessa de quelque coups Le lion, qui, plein de courroux…”
“Vint à passer un troupeau de bœufs, et le désordre fut à son comble. Les bêtes cornues, nous ne voulons pas parler des bipèdes mariés qui lors traversaient le Pont-Neuf, mais bien des bœufs, couraient”
- Qui a des coins ou angles saillants.
“Un pain cornu. Une pièce de terre cornue.”
“Du fond de cet antre pierreux, Entre deux montagnes cornues.”
- Bizarre, étrange, absurde, illogique.
“On donnait le nom d’argument cornu à cet argument-ci : Vous avez ce que vous n'avez pas perdu ; or vous n'avez pas perdu des cornes ; donc vous avez des cornes.”
“Lièvres cornus, idées folles, extravagantes, ainsi dites parce que les lièvres n'ont pas de cornes.”
“Et de lièvres cornus le cerveau [ils] nous barbouillent.”
- obsoleteMari trompé.
“Ainsi sont les Européennes, dit Michael. Ah, mes amis, si tous les cornus d’Europe portaient lampions, ô miséricorde, quelle illumination !”
- Dont le style ou les anthères sont en forme de corne.
- Affecté de l’ergot.
- Dont la hanche, très prononcée, forme une forte saillie, défaut dû, soit à une conformation vicieuse, soit simplement à la maigreur.
“Cheval cornu, jument cornue.”
- Diacritique « ◌̛ » de l’alphabet vietnamien attaché au coin supérieur droite des lettres « o » et « u » pour donner « ơ » et « ư » (arrondissement de voyelles).
- Taureau (dans le contexte de la tauromachie).
“Au deuxième cornu s’avançait l’oreille avant de s’éloigner, huit pinchazos plus tard.”
Formscornus(plural, masculine) · cornue(singular, feminine) · cornues(plural, feminine) · cornus(plural)