\kʁim\, \kʁim\, [kʁim]
OrigineDe l’ancien français crimne, du latin crimen (« crime »).
- Infraction très grave, à la morale ou à la loi.
“L’abbaye, dit-on, doit son origine à une comtesse Cuniga, une sorte de Barbe-Bleue en jupons, qui avait empoisonné ses sept maris et terrifiait toute la contrée par ses crimes.”
“Tout s'est modernisé, et il y a de tout, sauf des gendarmes et des prisons, car le crime est encore inconnu.”
“Hitler, Staline, Mussolini, tout le monde connaît leurs crimes et leurs capacités de nuisance sur leurs congénères.”
- Infraction que la loi punit d’une peine infamante ou afflictive et infamante, par opposition au délit et à la contravention.
“Individuellement ou en "petty sessions", les Magistrats procèdent à la recherche, dans leur voisinage, des contraventions, délits et crimes de toute espèce.”
“Mon père, je suis pour ainsi dire condamnée à mourir pour un crime que mon âme ne connaît pas, c’est-à-dire pour le crime de sorcellerie.”
“La loi du 22 prairial se contente de définitions assez vagues du crime politique, de manière à ne laisser échapper aucun ennemi de la Révolution ; […].”
- especiallyHomicide volontaire, meurtre.
“Un double crime.”
“L’auteur du crime a été identifié.”
“L’arme du crime.”
- Action blâmable ou condamnable.
“Mon fils, à eux deux, ils ont fait la somme, et je suis allé payer pour toi le Bédouin qui a commis un crime de lèse-génie en te coffrant.”
“C’est un crime d’avoir laissé perdre ces manuscrits, d’avoir abattu de si beaux arbres.”
“Imputer à crime.”
- hyperboleFaute légère.
“Tout son crime, son seul crime est de... : c'est là sa seule faute, son seul tort.”
“Voilà tout son crime, tout mon crime.”
- formal, metonymicallyL'ensemble des personnes criminelles, des actes criminels.
“Châtier le crime. - Désarmer le crime. - Le crime allait tête levée.”
- euphemismAtténuation des divers sacres et jurons, plus spécialement crisse, manifestant une certaine émotion.
Formescrimes(plural)