\de.ɡœ̃(ŋ)\, \de.ɡɛ̃(ŋ)\, \de.ɡœ̃\
OriginEmprunté à l’occitan degun, du latin tardif *nec ūnus, du latin classique nec + ūnus. L’étymon latin donne ninguno en espagnol, nessuno en italien, ningú en catalan, ninguém en portugais, etc. Le changement du /n-/ en /d-/ a lieu par dissimilation en occitan, en léonais et s’observe en vieil espagnol probablement sous l’influence des prépositions ou négations nen nengun, sin nengun.
- Personne ; nul individu.
“Oh ! Mais y a dégun dans ce bled !”
“[…] sois certain, mon Babet, qu’il y a là une de ces fées ; si aucun humain n’en vit jamais, c’est qu’elles sont timides : elles s'évanouissent ; non qu'elles perdent connaissance : dégun n’en ayant j”
“On craint dégun, slogan emblématique de la fierté marseillaise avec un mot typique du parler marseillais commun d’origine provençale, degun (« personne »).”