\dœj\, [dœj]
OriginDu latin dolium (« douleur, chagrin ») ; sous la forme dol ; (XIᵉ siècle) duel avec diphtongaison du o, amuïssement du l avec un pluriel dueus, deuz ; (XVIIᵉ siècle) l’orthographe actuelle est une réfection sur le modèle œil, yeux avec création d’un pluriel régulier.
- Affliction, douleur qu’on éprouve lors du décès de quelqu’un, ou suite à une autre perte importante.
“Suis-je heureux ? Oui ; je n’ai ni deuil, ni regrets, ni désir compliqué ; donc, je suis heureux.”
“Ici bas, quand le deuil fond sur nous, nous ne pouvons hélas! que nous arrêter un instant pour pleurer. Il nous faut très vite nous remettre en marche.”
“Oui, mon père à peine en terre, j’étais coupable, oubliant mon deuil, trahissant mon chagrin et son souvenir.”
- broadlyGrande tristesse causée par une chose funeste, déplorable.
“Le jour où l’on apprit la mort de ce grand homme d’état fut un jour de deuil.”
- broadlyCode vestimentaire qui caractérise la tristesse à l’occasion de la mort.
“La veuve de Henri II était vêtue de ce deuil qu’elle n’avait point quitté depuis la mort de son mari.”
“La mère de Zariffa, déjà prévenue, et la figure couverte de pâte bleue en signe de grand deuil, arriva en hurlant […]”
- Décorum funéraire, marque extérieure de la douleur réglée par l’usage.
“Tendre une église de deuil. – Magasin de deuil. – Papier de deuil.”
- Temps pendant lequel se porte le deuil.
“On a abrégé les deuils. – Le deuil des veuves ne dure plus qu’un an. – L’année de deuil.”
- Cortège des parents qui assistent aux funérailles de quelqu’un.
“J’ai vu passer le deuil. – Mener, conduire le deuil.”
- poeticAspect triste de la nature pendant la mauvaise saison.
“Le deuil de la nature. – La nature est en deuil.”
- Ancien nom de la commune française Deuil-la-Barre.
Formsdeuils(plural)