\fɛt\, \fɛt\, [fɛt]
OriginEn ancien français festre, dérivé d’une racine germanique first (« toit, comble ») d’où First en allemand moderne. (XVIᵉ siècle) Réfection, à la Renaissance, en faîte par métanalyse avec rapprochement du latin fastigium de même sens qui ne peut être l’étymon de ce mot.
- Comble, partie la plus élevée d’un bâtiment, d’un édifice.
“Au-dessus, se trouvent, sous le faîte, qui ressemble à deux cartes mises l’une contre l’autre, deux chambres de domestique, éclairées chacune par un œil de bœuf, et mansardées, mais assez spacieuses.”
- especiallyArête du toit.
“Là, des blocs moussus jonchent le sol et des colonnes brisées sont étendues comme des mortes ; les colombes se posent sur les tuiles du faîte et les rebords usés des corniches ; dans un angle, le croi”
“Et la rafale redoublait, chassait sur le faîte des toits une poussière d’eau qui courait dans le vent, comme une fumée.”
- broadlySommet de certaines choses qui ont de l’élévation.
“Les collines se bombent à leur faîte, épatent leur base, se creusent à l’horizon dans un évasement élargi.”
“Alors, au faîte obscur de la cité rebelle,
Soulevant son dos large et l’épaule et le front,
Se dressa lentement, sous l’injure et l’affront,
Le Géant qu’enfanta pour la douleur nouvelle
Celle par qui ”
“Le faîte d’une cheminée.”
- figurativelyPoint culminant, apogée.
“Il est parvenu au faîte de la gloire.”
“Un soir de novembre, à l’occasion d’un prix littéraire quelconque, il fut même présenté à l’illustre Frédéric Beigbeder, alors au faîte de sa gloire médiatique.”
“En France, le philosophe nouveau préfère les puissants au faîte de leur puissance.”
Formsfaîtes(plural)