\fabl\, \fɑbl\, \fabl\
OrigineDu moyen français fable, de l’ancien français fable, du latin fabŭla (« récit, fable »).
- dated, literally, rareCe que l’on dit, ce que l’on raconte.
- Sujet de malins récits.
“Être la fable du peuple, la fable de tout le monde, la fable de la ville : être le sujet des propos, des risées populaires.”
“Si la science pauvre, affreuse et mesprisée
Sert au peuple de fable, aux plus grands de risée.”
“Il me laisse au milieu d’une terre étrangère,
La fable de son peuple et la haine du mien.”
- Récit imaginaire, c’est-à-dire d’imagination.
“[…] Si fortune s’en mocque, et s’on ne peut avoir
Ny honneur, ny crédit, non plus que si nos peines
Estoient fables du peuple inutiles et vaines.”
“Et si l’enfer est fable au centre de la terre, Il est vrai dans mon sein.”
“Après y avoir bien pensé, il m’a semblé que cela sent extrêmement sa fable et qu’il n'est pas possible qu’il y ait au monde un homme si petit ni si galant.”
- broadlyFausseté ; mensonge ; chose controuvée.
“Je me suis amusé à rechercher comment, tel journaliste sérieux et compétent, tel historien, tel psychologue, avaient pu reprendre à leur compte la fable du 80 %; chacun en fait la répétait pour l'avoi”
“Cette aventure est vraie, ce n’est point une fable.”
“Tu veux rendre, Asdrubal, par une pure fable, Le coupable innocent et l’innocent coupable.”
- Récit ayant un caractère mythologique quelconque.
“Rien n’est beau que le vrai : le vrai seul est aimable ;
Il doit régner partout, et même dans la fable :
De toute fiction l’adroite fausseté
Ne tend qu’à faire aux yeux briller la vérité.”
“Le récit que fait Hérodote des premiers commencements de Cyrus a bien plus l’air d’une fable, que d’une histoire.”
“Les fables sont l’histoire des temps grossiers.”
- AncientRécit relatif aux divinités du paganisme.
“Euripide a laissé entendre dans son théâtre qu’il ne faut pas croire aux mensonges de la fable et trahit parfois dans ses vers un agnosticisme complet.”
- Les fables du paganisme, de l’antiquité païenne : Se prend, dans un sens collectif, pour toutes les fables de l’antiquité païenne.
“Les dieux, les divinités de la fable.”
“Dictionnaire de la fable.”
- En poésie épique et dramatique, la suite des faits qui forment une pièce, en tant qu’elle est un travail d’imagination. Sujet d’un poème épique, d’un poème dramatique, d’un roman.
- Apologue, récit en prose ou en vers dans lequel on exprime une vérité, une moralité sous le voile de quelque fiction. Petit récit qui cache une moralité sous le voile d’une fiction et dans lequel d’ordinaire les animaux sont les personnages.
“Les fables d’Ésope, de Phèdre, de La Fontaine.”
“La fable du Loup et de l’Agneau.”
“Le Chêne et le Roseau, fable.”
- Récits mythologiques relatifs au polythéisme.
“Les dieux de la Fable.”
“La Fable offre à l’esprit mille agréments divers. — (Nicolas Boileau-Despréaux, Art p. III.)”
“Mais dans une profane et riante peinture De n'oser de la Fable employer la figure, C’est d’un scrupule vain s’alarmer sottement. — (Nicolas Boileau-Despréaux, ib.)”
Formesfables(plural)