\ɛ̃.pi\
OriginDu latin impius (« impie, sacrilège »).
- Incroyant, blasphématoire, qui a du mépris pour les choses de la religion.
“Celui qui ose ainsi parler est criminel, « bouche impie » (l’accusation est ici violente), celui qui ose s’adéquationner à sa propre image en Dieu est à bannir.”
“Intérieurement, le prêtre se réjouissait : il allait regrouper ses ouailles pas tellement impies, en vérité.”
- broadlySe dit aussi des choses.
“Leur bouche impie a vomi ce blasphème. — Il osa porter sur eux ses mains impies. — Sentiments impies. — Pensées impies.”
- broadlyQui offense la patrie, l’autorité paternelle et, en général, les choses considérées comme sacrées.
“Porter les armes contre sa patrie est une chose impie. — Cette doctrine sur la famille est une doctrine impie. — Ce complot impie fut découvert.”
- Personne impie.
“Sganarelle — Apprenez de moi, qui suis votre valet, que le Ciel punit tôt, ou tard les impies, qu'une méchante vie amène une méchante mort.”
“Non, ils ne voulaient rien savoir ni les uns, ni les autres ; ils étaient comme les impies du psaume : In exitu Israël de Ægypto, ils avaient des oreilles et n’entendaient point, des yeux et ne voulai”
“L'opposition entre le juste et le pêcheur, ou le croyant et l’impie, implique qu'aucune entité incroyante ne saurait être tolérée.”
- especiallyPersonne d'une autre religion ou d'un autre rite.
“J’entends crier de toute part à l’impiété. Le chrétien est impie en Asie, le musulman en Europe, le papiste à Londres, le calviniste à Paris, le janséniste au haut de la rue Saint-Jacques, le molinist”
Formsimpies(plural, masculine, feminine)