\nɛfl\, \nɛfl\, [nɛfl]
OriginDe l’ancien français mesple, mesle, nesple (XIᵉ siècle), issu du latin mespila, pluriel neutre de mesplum, emprunté au grec ancien μέσπιλον, méspilon.
- Fruit comestible du néflier (Mespilus germanica) charnu en forme de toupie déprimée au sommet et surmontée des cinq dents persistantes du calice. C’est un piridion : la chair entoure cinq noyaux qui contiennent de l’acide cyanhydrique.
“Mais la récolte faite, les cerises passées, venait le tour des pêches, puis les raisins, et après les raisins ces belles nèfles brunes qu’on cueille presque sous la neige.”
“Comme l’âme est par vous blessée et parfumée,
Triste Automne, couleur de nèfle et de fumée !…”
“La nèfle est de peu d’agrément : de saveur terne comme de chair ; molle sous la dent comme sous le doigt […] Tout de même, l’hiver, quand le « cabinet » est vide, la vaste armoire où l’on couche ici l”
- Synonyme de nèfle du Japon, fruit du néflier du Japon (Eriobotrya japonica).
“C’était à cette saison où les fruit d’or des nèfles mûrissaient parmi les feuilles épaisses, à cette saison où le lourd brouillard recouvrait les champs de fève et de moutarde.”
- colloquial, pluralRien ou peu de chose.
“Toutes ces nuits de planque dans des bagnoles pourraves alors que vous pétiez dans la soie, ces centaines de crevures arrêtées et aussitôt relâchés par des juges à la mords moi le nœud. Qu’est-ce que ”
“– Ça donne quoi chez vous ?
– Des nèfles ! À les entendre, tous des enfants de chœur ! Du coup, on bertillonne ! Ce sera toujours des archives pour l’identification !”
Formsnèfles(plural)