\ne.ɑ̃\
OrigineDe nient (1050), issu du latin populaire *ne gentem, littéralement « pas un être vivant », avec ne, particule négative et gens, gentis, ensemble d’êtres.
- État d’inexistence des êtres et des choses.
“Dieu a tiré toutes choses du néant.”
“Dieu peut réduire les êtres au néant, les faire rentrer dans le néant d’où ils sont sortis.”
“La vie a cent aspects, le néant n’a qu’un moule.”
- hyperboleCe qui, par soi-même, n’a aucune valeur réelle.
“[…] qui empêchera que l’attention ne soit sollicitée et retenue par des objets indignes ou absurdes, que l’on ne réfléchisse dans le vide, que l’on ne médite la sottise, la vésanie ou le néant ?”
“Le néant des grandeurs humaines.”
- Rien.
“— Ma fortune ! gronda amèrement Concini. Tu as soufflé dessus. Ma grandeur, tu l’as réduite à néant.”
“S’exaltant un peu, elle en venait à demander à Dieu non pas essentiellement de me faire revenir, ni de me donner une belle vie selon le monde, mais de faire en sorte que les dons que je pouvais avoir ”
- S’emploie spécialement dans des formules administratives ou médicales, dans des expressions elliptiques, telles que :
“Signes particuliers : néant.”
“Albumine, Sucre : néant.”
- Ancien nom de la commune française Néant-sur-Yvel.
Formesnéants(plural)