\nɛ.ni\, \ne.ni\, \na.ni\
OriginDu latin non illud (« ce n’est pas cela »), opposé à hoc illud (« c’est cela ») devenu oïl, que l’on retrouve dans l’expression langue d’oïl. Il est à noter que la prononciation traditionnelle [ˈna.ni] (avec un [a] comme dans [fam] écrit femme), avec accent tonique sur la première syllabe, est devenue [nɛ.ˈni] avec accent tonique sur la dernière syllabe sous l’influence tardive de la langue écrite.
- datedou Expression négative qu’on emploie pour marquer un refus catégorique ou encore par plaisanterie dans les réponses.
“ROSEVAL :
Il a quelque vaillance ;
Mais Tancrède aujourd’hui,
Lorsque Renaud l’offense,
Peut lutter contre lui.
SAINT-ANGE :
- Nenni, ma foi,
Je fuis ; Renaud est bien plus fort que moi.”
“— Jeanne, veux-tu que je te dise ?…
— Nenni. Monsieur, je veux que vous ne me disiez rien, répondit Jeanne avec une tristesse qui était toute l’expression de son courroux.”
“Nenni, nenni, Monseigneur, et je ne me laisse pas prendre à vos jeux d’esprit, moi : […].”
- Que nenni ! : expression renforcée pour signifier « Non, pas du tout », « Absolument pas ». Équivaut au plus récent que non.
“— Tu ne prends pas l’auto ?
Que nenni !”
“- Tu vas lui téléphoner tout de suite pour lui présenter tes excuses.
- Que nenni.
- J’ai pas bien entendu.
- Que nenni...
- C’est une mutinerie ?”