\u.bli\, \u.bli\, [u.bli]
OriginDéverbal de oublier ou du latin oblitus. ubli
- Manque de souvenir.
“On se précipitait avec ardeur vers les jouissances matérielles : […]. Les hommes utiles et modestes vivaient dans l’oubli, tandis que les histrions et les courtisanes attiraient les regards.”
“Mais le seul nom qui ait été sauvé de l'oubli, dans la poésie profane, est celui de ce médiocre rimeur de Mathieu-le-Juif, d'Arras, qui vivait au XIIIᵉ siècle […].”
“Ne me sachez pas mauvais gré d’avoir manqué au rendez-vous, c’est un oubli, ce n’est qu’un oubli.”
- Négligence, manquement.
“Et les camarades bien divers d'agir en sourdine, de miner peu à peu les résolutions les plus vaillantes, prêcheurs d'oubli, de laisser-courre, d'exutoires !”
“L’oubli des conventions.”
“Un moment d’oubli.”
- Pardon, renoncement.
“L’oubli des injures.”
“L’oubli de soi-même, Le renoncement à ses droits, à ses intérêts, à ses affections.”
“Il a poussé l’oubli de soi-même jusqu’à s’immoler complètement pour les siens.”
- poeticLe fleuve d’oubli, Le fleuve qui, suivant les anciens, coulait dans les enfers et dont les eaux, disaient-ils, faisaient perdre la mémoire à ceux qui en buvaient. On l’appelle autrement le Léthé.
“Un immense fleuve d’oubli nous entraîne dans un gouffre sans nom.”
Formsoublis(plural)