\pi.tje\, \pi.tje\, [la pi.tje]
OriginDu latin pietas (« piété »).
- Sentiment douloureux face aux souffrances d’autrui, que l'on ne connaît ou partage pas soi-même.
“Oscar Wilde n'inspire plus de colère, même aux sectaires de la vertu. Tous n'ont plus, pour lui et pour son martyre, que de la pitié douloureuse.”
“Je contemple avec pitié le carton coloré qui emballait les yaourts aux fruits. Absurde, cette pitié. Ou peut-être pas. Elle répond par l'absurde à l'absurde de l'existence du carton coloré emballant l”
“Mais qu'en est-il de la pitié ? demande Isabella. Un bon juge doit en montrer un peu, n'est-ce pas? Angelo croit qu'il en montre en étant juste, car alors il a pitié des victimes.”
- analogyCompassion ; commisération.
“Rien dans son regard ne trahissait jamais la moindre pitié, c'était un pur soldat, dépourvu d’états d'âme.”
“« On se fatigue de la pitié lorsque la pitié est inutile », écrivait Camus. La pitié impuissante et distante devient compassion, c'est-à-dire désir intense de libérer autrui de ses souffrances […].”
- metonymicallyDétresse, état misérable.
“La grande pitié qu’il y avait au royaume de France.”
“La grande pitié de nos églises de campagne.”
- analogySentiment de mépris, d’orgueil ou de supériorité face aux souffrances ou difficultés d’autrui que l'on ne connaît pas soi-même.
“C’était pitié de penser à ça, mais, comment faire ?”
“Je vous ménage, j’ai pitié de vous.”
“C’est une pitié de voir sa façon de travailler.”
- Se dit pour enjoindre à un agresseur de retenir son geste.
“J'ai levé les mains. Je me rendais pour de bon.
– Pitié!
Ma voix sans souffle. J'étais vaincu.”
Formspitiés(plural)